Affrontement entre inspecteurs du recouvrement et direction de l’Acoss !

Le 14 mai 2018, les inspecteurs du recouvrement étaient massivement en grève.

100 % en Auvergne, 74 % en PACA, 76 % en Haute Normandie, 89 % en Poitou-Charentes, 70 % en Midi-Pyrénées, etc. Ce mouvement est parti des dernières orientations relatives au renouvellement de la flotte automobile. L’Urssaf IDF n’étant pas directement concernée par ces modalités, la CGT et l’Ugict-CGT n’avaient pas appelé à la première journée de grève, le 14 mai étant la seconde journée de mobilisation.

Tout n’est qu’économie et suspicion :
– Nouvelle méthode de calcul de la participation financière qui engendre un surcoût financier pour les inspecteurs du recouvrement,
– Un usage mixte qui devra être justifié par des éléments probants fournis par l’Inspecteur,
– Une diminution du nombre de kilomètres personnel,
– Une diminution de la participation financière pour l’achat du véhicule,
– Et enfin, la mise en place de la télématique embarquée, véritable « mouchard » qui n’a qu’un but : contrôler les heures, le nombre de kilomètres, voire le lieu de contrôle.

Grâce à ces chiffres de grève, l’Acoss a été contraint de convoquer les organisations syndicales à une réunion de concertation le 25 mai 2018 et a fini par concéder plusieurs choses :

– 15 000 km à titre personnel
– 12 % du montant de la valeur du véhicule prélevé.
– Pas de géolocalisation.

Comme quoi, il importe toujours de se faire entendre.

Au vu du fort mécontentement des inspecteurs, le mouvement s’élargit à d’autres revendications :
– Une vraie reconnaissance du métier d’inspecteur avec le passage du niveau 7 au niveau 8,
– L’arrêt de la supervision à outrance de l’activité du contrôle,
– L’embauche supplémentaire d’inspecteurs du recouvrement.

Ces revendications ont été établies par les collègues. Ils s’inquiètent des nouvelles missions qui leur seront attribuées via la Cog 2018-2022 : contrôle renforcée des travailleurs indépendants, de l’Agirc-Arrco…, et des suppressions de poste, soit – 880 ETP, qui impacteront forcément le corps des inspecteurs.

Pour compléter ce tableau, la direction nous a informé que l‘Urssaf IDF sera le centre principal du traitement des certificats A1 pour les travailleurs détachés. La répercussion sur les inspecteurs et contrôleurs pourrait ajouter une charge de travail supplémentaire, et bien sûr à effectif constant ! ! !

La Caisse Nationale mentionne à fin 2017, un montant total de redressement de 1 291 millions d’euros (dont 534 millions au titre de la LCTI). Ces montants démontrent le professionnalisme, l’expérience et les compétences des inspecteurs. Mais l’objectif Cog, demandé par les tutelles, est de 3 500 millions d’euros de redressements en 5 ans, rien que pour la LCTI.

L’Etat fait soi-disant le choix politique de lutter contre la fraude, décliné dans la Cog 2018-2022, encore faut-il que les moyens soient au rendez-vous ! ! ! Or, ce n’est clairement pas le cas. Les inspecteurs du recouvrement, comme toutes les autres catégories de salariés, sont concernés par cette politique absurde de suppressions d’emplois.

La CGT et l’Ugict-CGT vous appellent à la grève le mercredi 13 juin, jour d’une INC recouvrement à l’Acoss, afin que les inspecteurs de toutes les Urssaf puissent continuer à manifester leur colère auprès de l’Acoss.

Tous ensemble mobilisés le 13 juin 2018 pour défendre nos revendications !

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